Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la notion de consentement et de respect dans la relation de coaching.
Je vais utiliser le mot coaching tout au long de l’épisode mais ce que je vais partager est tout aussi valable si tu travailles avec un thérapeute, ou dans tout autre type d’accompagnement.
Pourquoi ce sujet ? Parce que je remarque souvent que ce n’est pas si évident de savoir qu’on a le droit de dire « non » à son coach, ou de poser ses limites. Pourtant, la relation de coaching devrait être une relation très cadrée et l’un des rôles du coach est justement de vérifier en permanence que la direction prise est OK pour la personne accompagnée.
Quand tu es coaché·e
Il est très fréquent de partager avec son coach ou son thérapeute des éléments douloureux de son histoire. Mais attention : le fait de partager quelque chose ne veut pas dire que tu consens à travailler dessus immédiatement. Et c’est complètement OK.
Un exemple : tu racontes à ton coach un souvenir difficile de ton enfance. Ce n’est pas parce que tu le mentionnes que tu es prêt·e à le creuser dans la foulée. Le simple fait que ton coach connaisse ce morceau de ton histoire peut déjà lui donner du contexte sur là où tu en es aujourd’hui. Et peut-être qu’un jour, vous déciderez ensemble de le travailler. Mais ça doit toujours passer par une proposition du coach, jamais par une obligation.
À tout moment, tu dois te sentir autorisé·e à dire non, sans culpabilité. Oui, il y a parfois des sujets qu’il serait utile d’explorer. Mais ce n’est pas toujours le bon moment, ni la bonne personne en face de toi. Et ton non est un signal précieux : il dit quelque chose de ton rythme, de ta sécurité, de tes besoins.
Quand tu es coach
Poser le cadre dès le départ est essentiel. Par exemple, dans mes séances découvertes, j’explique toujours que la personne peut me dire non à tout moment. De mon côté, j’invite à rester ouverte et curieuse face aux propositions que je fais, mais en aucun cas je n’impose un sujet ou un exercice.
Le consentement n’est pas quelque chose qu’on demande une fois pour toutes. Il se vérifie et se redemande tout au long du processus. Et comme le coach est en position de guide, il y a forcément un déséquilibre de posture. La personne peut avoir envie de « bien faire », de me suivre, même si au fond ça ne lui convient pas. C’est à moi d’être vigilante, de créer un espace où un refus est accueilli avec bienveillance, sans insister, sans minimiser.
Les red flags
Et là-dessus, il y a des signaux d’alerte à connaître.
Par exemple :
- Le coach insiste pour creuser un sujet alors que tu as dit non.
- Il ignore ou minimise ton refus.
- Il invalide ton ressenti en disant « mais si, c’est important que tu en parles ».
Pour moi, ce sont de vrais red flags. Parce que si ton coach n’écoute pas ton « non », tu ne pourras pas te sentir en sécurité dans la relation. Et sans sécurité, il n’y a pas de travail en profondeur possible.
Une dimension éthique plus large
D’ailleurs, le consentement ne concerne pas seulement les sujets abordés. Il touche aussi :
- La fréquence et la durée des séances.
- Les exercices proposés, qui peuvent parfois être inconfortables.
Dans tous les cas, tu devrais toujours avoir la possibilité de donner ton accord… ou pas.
Conclusion
Alors si tu es coaché·e, retiens une chose : tu as le droit de dire non. Ton rythme et ton ressenti sont des repères essentiels.
Et si tu es coach, rappelle-toi que ton rôle n’est pas d’imposer, mais de proposer. Ta vigilance et ta capacité à respecter un refus sont la base de la confiance que la personne t’accorde.
La relation coach–coaché doit être une relation de confiance et de respect mutuel. Le consentement n’est pas un détail ou une option, c’est le socle de tout accompagnement.
