Ce podcast te parle d’émotions et de développement personnel alors si tu m’écoutes, c’est que comme moi tu dois aspirer à faire évoluer ta vie. C’est super mais ça peut comporter quelques pièges. Dans cet épisode, on va voir que le mieux est souvent l’ennemi du bien, y compris dans ton développement personnel. Aujourd’hui, j’ai envie de réfléchir avec toi à ce que veut vraiment dire ‘s’offrir le meilleur’ et pourquoi, parfois, cette quête peut se retourner contre nous.
L’intention derrière “s’offrir le meilleur”
S’offrir le meilleur part d’un bon sentiment. C’est indéniablement un acte d’amour envers soi-même. En disant ça, tu décides de ne plus te contenter de peu. Par cet acte tu décides de te respecter voire même de te donner de la valeur.
Parfois s’offrir le meilleur peut avoir de nombreuses répercussions positives. Quitter un travail qui ne te nourrit plus et te fait souffrir pour aller vers une activité qui t’épanouit pleinement et qui répond à tes besoins est un magnifique acte d’amour envers toi-même. C’est la démarche que j’ai adoptée il y a quelques années lorsque j’ai commencé à me former aux métiers de l’accompagnement et du coaching. Ça m’a permis de comprendre que le meilleur n’est pas forcément ce qui impressionne les autres, comme un poste stable et bien payé dans une entreprise, mais ce qui me permet d’honorer mes valeurs de me sentir alignée au quotidien.
Quand “le meilleur” devient une injonction
Le problème, c’est quand le ‘meilleur’ devient une exigence, voire une injonction. Cette belle idée, si on ne fait pas attention, peut venir réveiller la part perfectionniste qui peut parfois se cacher en nous. Un perfectionniste qui veut s’offrir le meilleur va sans cesse repousser la limite de ce que veut dire le “meilleur” pour lui. C’est là qu’on entre dans le piège du toujours mieux toujours plus.
Je n’aime pas gaspiller. J’apporte donc du soin à chaque achat que je peux faire, j’aurais très vite pu me perdre en gardant en tête de toujours m’offrir le meilleur. Heureusement que j’ai vite flairé le piège et que je me suis dit que si c’était “bien” c’était déjà suffisant. Et au final, inutile de se culpabiliser quand on choisit simplement ce qui nous semble juste pour nous à l’instant T.
Les effets pervers de cette quête
S’offrir le meilleur a un revers de la médaille : l’insatisfaction, l’autocritique et donc la fatigue mentale. Garder ce mantra en tête comme ligne conductrice peut donner le sentiment que rien n’est jamais assez ou que je ne fais jamais assez bien.
Ça aurait pu également me déconnecter des plaisirs simples alors que c’est quelque chose que je chéris par-dessus tout. Je peux passer de longues minutes à simplement observer les oiseaux dans mon jardin, me promener dans mon quartier, manger avec mon amoureux, … bref j’adore les plaisirs simples, qui ne coûtent rien (ou pas grand-chose) et j’ai appris à cultiver ma faculté à voir le beau dans les petites choses.
Retrouver un équilibre
Si au lieu de te demander ce qui est le meilleur pour toi, tu te demandais ce qui est juste et ce qui fait sens. Sans notion de performance.
J’ai la sensation que le meilleur n’existe pas, en tout cas il change tout le temps. Imaginons que tu veuilles t’offrir le meilleur téléphone possible. 2 mois après, un nouveau téléphone va sortir qui sera encore meilleur. C’est une course sans fin. Alors que si tu pars simplement avec l’envie de t’offrir un téléphone qui correspond à tes besoins à un moment donné tu ne remettras pas en question ton achat 2 mois après. L’intention derrière ton achat est totalement différente.
Conclusion
Alors non je ne cherche plus à toujours m’offrir le meilleur. Je cherche le vrai, le juste, le suffisant. Sans pression.
Et toi dans quel domaine de ta vie tu te mets encore la pression pour viser toujours le meilleur ? Est-ce que c’est plutôt dans ton travail ou dans ta vie amoureuse ?
Si tu l’acceptes, je te lance un défi pour les 10 prochains jours. Tester d’avoir ce qui est juste pour toi et aligné avec ce que tu es. En toute simplicité !
